L' essence des arts martiaux
Posté le Jeudi 31 Août 2017 à 18:28:29

Je souhaite vous présenter ce qui constitue mon travail personnel : l’étude comparative des différents arts martiaux ou sports de combat. J’ai commencé ce travail de comparaison il y a 20 ans environ. J’ai bâti et structuré cette étude de façon à conduire un travail personnel et je ne souhaite pas en la présentant convaincre...

Je souhaite vous présenter ce qui constitue mon travail personnel : l’étude comparative des différents arts martiaux ou sports de combat. J’ai commencé ce travail de comparaison il y a 20 ans environ. J’ai bâti et structuré cette étude de façon à conduire un travail personnel et je ne souhaite pas en la présentant convaincre qui que ce soit de ma démarche. Mon point de départ a été le karaté. Dès 1978, j’ai commencé à rechercher la source du Karaté et l’essentiel des arts martiaux en général.

Pour démarrer cette étude comparative, il me fallait un point de référence pour trouver l’axiome de base. J’imagine que tous ceux qui pratiquent les arts martiaux ont une expérience plus ou moins similaire, la seule façon de se différencier est le choix du point de référence. Cet article s’adresse donc à tous ceux qui comme moi souhaitent pousser plus loin leur connaissance. Mon étude peut peut-être les aider dans leur démarche. Les critiques et les conseils seront les bienvenus, car je souhaite également en écrivant cet article, échanger et recueillir différents points de vue et différentes expériences.
Avant d’entrer dans le détail, je voudrais parler en général des différents arts martiaux que j’ai pris comme exemples : Karaté, Tai Chi Chuan, Hsing I-Chuan, boxe du Sud et boxe du Nord de la Chine et aussi plus tard d’autres arts martiaux d’origine japonaise et d’autres pays.

Au sein du Tai Chi Chuan tel qu’il est pratiqué de nos jours, on rencontre différentes méthodes, différentes particularités et caractéristiques. Pour résumer, il existe les styles : Chen, yang, son, Go, Wo, etc.., les comparer entre eux demanderait déjà un travail considérable. C’est la même chose dans le Karaté parmi les quelques différents styles présentés en Europe : Sho-To-Kan, Go-Ju-Ryu, Shito-Ryu (Shu-Ko-Kai et Seï-Shin-Kaï, etc…), Ue-Chi-Ryu et Sho-Lin-Ryu, Sho-Lin-Ji-Ryu et Wado-Ryu, etc… A cela s’ajoute le fait que chaque initié introduit dans un style sa recherche et son travail personnel, ce qui multiplie encore les différentes techniques.
Quand on remonte aux origines du Karaté, on constate que la technique d’origine provient d’une part du pays d’Okinawa même (TE) et d’autre part de Chine (TO-TE). Une fois unies, ces deux techniques de boxe ont donné deux courants principaux : le Karaté de Naha (Naha-Te) et le Karaté de Shuri (Shuri-Te). Pourquoi deux courants ? Parce que dans le To-Te même il y a deux tendances, qui d’aileurs sont liées, une vient de la boxe du Nord de la Chine et l’autre de la boxe du Sud de la Chine.
Vers 1975, période d’apogée du Karaté en Europe, j’étais assistant de Maître Satoru Nino (Shito Ryu Seishin Kaï). Pendant cette période, quelques karatékas de styles différents se rassemblaient chaque semaine chez Maître Mochizuki (Dojo de la rue St-Denis) pour s’entraîner, c’était une très bonne opportunité d’échange. Chez Maître Mochizuki de Wado Ryu et Yoseikan Budo, ce qui m’a impressionné est sa théorie ondulatoire : une forte vibration produite dans le centre du ventre immédiatement transmise au bout du poing. Maître Chinen et Maître Adaniya de Shorin Ryu présentaient une technique de coup de poing exploisif à partir d’une posture légèrement flottante. Maître Ikasaki, Maître O-mi et ses amis de Shukokaï nous ont montré une technique de coup de poing à partir d’une rotation double de la hanche, « technique de double twist » et une technique de choc au sol pour donner un coup de poing, coup de pied ou se déplacer « technique de kick shock ». Maître Asakawa de Shotokan a montré qu’en abaissant le centre de gravité en une fraction de seconde, le coup de poing direct (seiken-zuki) était très puissant. Dans cet article, je ne peux pas vous raconter toutes les techniques présentées, Maître Nino, Maître Uchikawa (Wado-Ryu) et Maître Tokitsu (fondateur de Shorin – mon karaté) étaient présents à cette époque. Tout ceci m’a été très utile pour la suite de mon étude personnelle mais, malheureusement, à l’heure actuelle il n’y a plus de lieu, à ma connaissance, pour continuer d’échanger avec d’autres professeurs.

J’ai pratiqué longtemps le karaté et comme je voulais développer mes capacités, j’ai décidé en 1977 de commencer ce travail comparatif. Ceux qui étudient actuellement le Karaté ressentent probablement ce que j’ai moi-même ressenti à l’époque : le fossé entre les katas (formes) qui ont trait surtout à la précision du mouvement et au geste, et le combat libre où on ne retrouve pas le geste juste du kata. Tout comme je l’ai réalisé à l’époque, dans un combat, la plupart des karatékas dissocient le kata de la technique de combat. Celui qui a des capacités brillantes réussit à appliquer sa technique personnelle concrètement dans le combat. Ce qui a contribué à la déformation des techniques qui ont été transmises à l’origine. C’est ainsi que sont nés différentes formes et différents courants. Je ne pouvais pas me résoudre à croire que les formes de katas d’origine traditionnelle n’étaient pas efficaces. Je me suis donc demandé pourquoi ne pas utiliser dans un combat réel la forme originelle. Pour donner uexemple, cela revient à imiter sur le sol le mouvement de quelqu’un qui est en train de nager. On n’arrivera jamais au même résultat, seule la pensée est similaire. Un autre exemple, différent mais très concret : les bébés nageurs. Ces bébés arrivent à nager naturellement, comme des « petits chiens », donc sans forme technique de natation (« avant la forme »).
Mais faut-il se contenter de cette image instinctive ? Ou bien a-t-on besoin pour nager vite, loin et contre un courant puissant d’une forme technique ? En ce qui concerne les arts martiaux, c’est la même chose. Le Tao-lu de Wushu et le Kata du Karaté sont la base de l’étude. Mais ce qu’il faut surtout étudier, c’est la manière de bouger à l’intérieur de cette forme.

Le mouvement n’étant pas raffiné, il faut donc connaître la logique ou théorie du mouvement :
1 – posture correcte
2 – direction correcte
3 – énergie correcte
4 – système de transmission nerveuse juste
5 – puis transmission correcte aux muscles et tendons
Pour étudier la forme (kata = chorégraphie de la boxe) « Tao Lu », il faut comprendre la logique et la théorie contenues dans la forme (kata). Et pour comprendre cette logique, il faut étudier l’histoire. Comment est-on arrivé à cette forme ? Dans le Karaté ou l’Aiki Do ou d’autres arts martiaux, les fondateurs ont pratiqué physiquement et étudié l’expérience philosophique. Puis ils ont comparé leurs expériences, analysé et résumé, chorégraphiant ainsi leur message dans un kata. Le pratiquant, s’il n’apprend que le résultat (le résumé) sans faire l’étude du processus, ne peut comprendre la logique (la théorie).

Par exemple, dans la boxe chinoise, on sépare généralement la boxe interne de la boxe externe, or peu de gens comprennent vraiment cette signification que ce soit en Chine (la nouvelle génération) ou en Europe. La signification intérieure / extérieure vient de la religion bouddhiste. L’idéogramme boxe externe signifie « l’extérieur de la maison », le moine, celui qui a quitté la cité pour le monde religieux. L’idéogramme boxe interne veut dire « qui reste à l’intérieur de la maison » : vie civile. En résumé : tout ce qui est pratiqué dans le temple, dans le milieu religieux est boxe externe. Et tout ce que l’on appelle boxe interne : Tai Chi Chuan, Hsing I Chuan, Pa Kua, s’ils sont pratiqués dans le temple sont des boxes externes. Wang Xiang Zhai a commencé à étudier la boxe par le Hsing I Chuan (boxe interne) et il a également étudié le Xing I Chuan (cœur) de Shaolin. Mais comme Wang Xiang Zhai avait choisi de conduire son étude avec un esprit de sciences comparées, il a enlevé toutes références reli- gieuses extérieures / intérieures afin d’éviter tout phénomène sectaire. Pour la même raison, il a enlevé les deux noms Hsing I Chuan et Xing I Chuan afin d’éviter de tomber dans le symbolisme et le dualisme de la boxe qui sépare la forme et le cœur. Il a enlevé les noms trop abstraits pour conserver la fonction et l’a appelé I Chuan (I = Energie de pouvoir d’action). Son attitude est basée sur la notion de dialectique.

Pourquoi les katas sont ils déformés et deviennent « cadavres » ? Les katas sont un moyen de transmission mais ils n’ont pas été analysés correctement et donc pas transmis correctement. Pour voir, il faut une théorie et une logique mais pas n’importe quelle logique. Pour comparer cette théorie (logique), il faut pratiquer et on ne peut pas pratiquer sans théorie. Les deux sont liées et si on ne fait que l’une ou l’autre, on ne peut pas comprendre. Là est le paradoxe. Dans la théorie, comme dans les informations recueillies visuellement, il y a de nombreux trompe-l’œil et risques d’interprétation personnelle.

L’information visuelle est très importante dans l’étude de l’homme à travers la science des arts martiaux et des sports.
En utilisant différents appareils de mesure et en comparant les mouvements du corps sur plusieurs individus, on a pu observer les différents niveaux et noter les constantes et critères précis d’un individu à un autre. Mais ces observations scientifiques ne restent que visuelles et sont constatées par des personnes extérieures à la discipline ; elles sont donc en décalage avec le processus de cognition du pratiquant qui est du domaine du ressenti. Un chercheur qui observe le détail du mouvement sur les systèmes de muscles et de tendons d’un initié d’arts martiaux constatera une différence par rapport à un non-initié. Il essaiera alors de comprendre cette différence par une analyse anatomique, physiologique, biologique, etc… Ce sera de l’observation cent pour cent visuelle
et extérieure. L’observateur va essayer de copier la compétence exceptionnelle de l’initié sans pouvoir pour au- tant approcher le même état, car l’initié utilise la sensation interne pour contrôler son corps et peu d’information visuelle. Une expérience a été réalisée sur le comportement d’un Yogi, ou moine Zen en pratiquant un électroencéphalogramme. On a constaté chez ce moine une fréquence située entre 8 et 10 hertz et une majorité de fréquence alpha. Aux USA, a été créé un appareil appelé « Bio Feed Back », très à la mode d’ailleurs, qui permet de produire en permanence des ondes alpha. De très bons résultats ont été obtenus grâce à cet appareil sur des gens stressés mais ils n’ont pu toutefois atteindre les conditions spirituelles des moines Zen ou des Yogis (Satori ou éveil).
Certaines musiques classiques peuvent aussi faire apparaître des fréquences alpha. Des études ont permis de créer de la musique faisant  apparaître des ondes alpha mais on s’est aperçu que certaines personnes devenaient au contraire plus nerveuses en écoutant cette musique alors que d’autres développaient des ondes alpha en écoutant du hard rock. En général, les génies et les initiés ont une sensibilité globale et une capacité d’observation permettant une meilleure perception d’informations visuelles. Leur capacité de les assembler et de les choisir est supérieure, car basée sur la sensation interne. Cette qualité fait souvent défaut aux non-initiés car ils n’ont généralement pas cette capacité de voir, d’observer le corps humain et l’environnement.
Parmi les cinq sens de l’homme, la vue est un sens au pouvoir extrêmement puissant. Notre civilisation a développé un système de codification et de langage écrit et parlé et l’a institué comme système de base et de référence. La vue codifiée prend le dessus sur d’autres systèmes d’information, isolant les autres sens et d’autres façons de se développer. L’équilibre entre le développement des différents sens est rompu. Une certaine régression s’est amorcée dans le pouvoir de sensation interne, ayant pour conséquence « on ne croit pas ce que l’on ne voit pas ».

Jusqu’à il y a une vingtaine d’années, la médecine occidentale refusait l’existence du « Chi » et des méridiens (chemins de l’énergie) car il n’avaient pas été visualisés par des moyens électroniques. De même, aujourd’hui, on refuse de reconnaître les effets néfastes électromagnétiques s’ils n’ont pas été visualisés par ces moyens. Tout ceci confirme que les capacités de perception d’autres sens sont sous-développées.
Dans l’étude dont je vous parle ici, il ne faut pas voir que la comparaison d’informations visibles. Je souhaite que vous compreniez bien ce principe d’étude. Cet article même est une information visuelle ! Comment allez-vous le lire ? Attention à celui qui est sûr de lui-même. Il y a trois niveaux de lecture : le sens superficiel, entre les lignes et derrière les lignes. Même si vous voyez très clairement dans le monde extérieur, vous risquez d’être aveugle dans le monde d’informations internes.
Par exemple, dans le coup de poing, en ce qui concerne Fa-Jin (force explosive du Tai-Chi-Chuan ou du Pa-Kua) le Fa-Ii du I-Chuan ou le Kime du Karaté, le nom est différent mais beaucoup pensent qu’il s’agit d’un même phénomène (technologie de production de cette force et mécanisme de transmission…).

Dans le Tai-Chi-Chuan, le coup de poing est généré par la force rotative du corps et le secret du coup de poing du Hsing-I-Chuan est la frappe au sol du coup de pied arrière. Dans le I-Chuan, le coup de poing est généré en utilisant les forces opposées des différents systèmes du corps, ce qui est très difficile à voir et donc à comprendre. Après la création du I-Chuan, son fondateur Wang Xang Zhai a voyagé durant 20 ans pour vérifier et comparer
avec d’autres écoles. Il aurait combattu plus de 1000 fois. Au terme de cette étude, il a résumé en 1937 sa science sous le nom de Da-Cheng-Chuan-Lon (Thèse du grand accomplissement). A la suite de la publication de cet ouvrage, les gens ont appelé cet art de la boxe du nom de Da-Chen-Chuan. Wang Xang Zhai n’a pas voulu accepter ce nom parce que l’étude de la science de boxe pouvait infiniment se poursuivre. Toutefois, par politesse, il a dû accepter. Personnellement, j’ai compris que le I-Chuan était déjà une science de techniques comparées. Le I-Chuan est une boxe récente et donc le contraire d’une boxe traditionnelle, non seulement au niveau technique mais aussi au niveau de l’attitude. Wang Xang Zhai a ôté toutes cérémonies inutiles pour se baser sur la science de l’axiome et la philosophie dialectique pure. Même au niveau de la politesse il a retiré tous les ornements superficiels.

A partir de 1939, il s’est consacré pendant 20 ans à la pédagogie de l’éducation du corps humain dans un objectif de bien-être. En 1955, à l’âge de 70 ans, il fit la synthèse des 24 postures de Zhang Zhuan avec l’aide du Professeur d’université Chén Chi Wu et du Directeur de l’Hôpital des chemins de fer de Pékin, le Dr Yu Yong Nian. Cette synthèse constitue l’axiome de cette science, résumé de toute son étude. C’est à ce moment qu’il a nommé l’art de cette boxe « Zhong Guo Chuan Xue », la science de la boxe chinoise.
Donc, si vous appelez la boxe de Wang Xang Zhai, I-Chuan ou Da-Chen-Chuan comme un nom propre, cela va à l’encontre de la volonté du fondateur. On ne peut pas non plus présenter cette boxe comme traditionnelle puisque c’est la première fois dans l’histoire des arts martiaux chinois que quelqu’un a introduit une démarche
de science.

Dans mon cas, je suis arrivé sur ce chemin à partir du Karaté et du Kobu-Jutsu. Mais en essayant d’adopter l’esprit scientifique de Wang Xang Zhai pour tenter d’arriver également au niveau de la boxe du grand accomplissement. Afin d’approcher le plus près possible l’expérience du fondateur, en partant du nom de I-Chuan et de Da-Chen-Chuan, j’ai essayé d’étudier toutes les boxes qu’il avait également étudiées afin de comprendre son cheminement. Dans la même attitude, je complète mon étude avec les arts martiaux japonais, qui sont de ma culture, comme le Iai Jutsu, le Ken Jutsu et Koppo (ancienne boxe japonaise). Dans cette idée, il est intéressant de voir l’étude que mène mon confrère Illias Kalimintos, qui introduit la lutte gréco-romaine pour le combat au sol dans son travail de I-Chuan (Yi-Quan). Mais ce que j’expose dans cet article est limité aux arts martiaux chinois
et japonais sauf quelques exceptions.

Perception visuelle et interprétation personnelle

En regardant cette image, imaginez ce que cette personne est entrain de faire, le sens de son action et de sa position.

Si des karatékas japonais regardent cette image, 8 sur 10 imaginent que cette technique permet de répondre à deux adversaires.

Si des chinois pratiquants d’arts martiaux regardent cette image, 8 sur 10 imaginent que cette technique permet de répondre à un adversaire face à face.

Les deux ne sont pas faux, mais par rapport au processus du mouvement, si on peut créer différentes images, il est évident que l’on n’utilise pas le même schéma de système nerveux, donc de système musculaire, ce qui entraîne une façon différente d’utiliser la force, la direction de la force et la synchronisation des mouvements dans l’espace temps.

Perception visuelle et risque d’interprétation

Un autre exemple est celui du symbole qui représente la technique secrète de la paix et du bonheur :

la statue des trois singes (voir dessin).
On interprète généralement cette statue en disant :
- « pour avoir la paix, on ne regarde pas, on fait comme si on n’avait pas vu »
- « on n’écoute pas ou on fait comme si on n’avait pas entendu »
- « on ne dit rien ou on fait comme si on n’avait rien dit »

Voilà comment un initié l’interpréterait :
- Il faut voir ce que l’on ne voit pas (il faut regarder ce que l’on ne voit pas)
- Il faut écouter ce que l’on n’entend pas (il faut entendre ce que l’on n’entend pas)
- Il faut dire sans rien dire (il faut dire ce que l’on ne sait pas dire).

Alors quand on interprète de cette façon, on comprend qu’il y a une autre recherche de destination. Le système visuel interne de l’initié lui permet d’accéder à un autre type de perception et de compréhension.

La ceinture de Moebius

Voici encore une autre référence intéressante, c’est celle de la ceinture de Moebius (voir dessin A). Sur le dessin B, la ceinture normale : le côté intérieur et le côté extérieur sont séparés, il n’y a pas de liaison ? Un homme qui marche sur la face extérieure ne rencontrera jamais celui qui marche sur la faxe intérieure. Mais, dans le cas de la ceinture de Moebius (dessin A), le côté intérieur continue sur le côté extérieur.

C’est la première étape dans l’étude de la topologie du corps humain. En effet, il y a ressemblance entre ce phénomène topologique et le phénomène du mouvement dans les arts martiaux. On remarque effectivement que les systèmes humains, du système musculaire jusqu’à l’ADN, ont cette forme de spirale à double sens.

Faisons ici une expérience sur votre interprétation de l’information visuelle (voir dessin C).
1 – sur une ceinture de Moebius en papier, tracez une ligne centrale,
2 – imaginez d’abord la forme résultant de la découpe de cette ligne avec des ciseaux,
3 – puis coupez réellement et vérifiez si le résultat correspond vraiment à ce que vous aviez imaginé
4 – à vous d’évaluer si votre capacité visuelle est celle d’un initié ou non.

Cette expérience n’est pas un simple jeu. Notre vie quotidienne est conditionnée par notre capacité visuelle et est basée sur l’information visuelle. Notre quotidien est la projection de ce processus d’interprétation. En utilisant les informations visuelles, il est très facile de manipuler l’homme. Symboliquement, un combat dans les arts martiaux utilise en partie cette forme de manipulation en combat.

 

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